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Essai BMW i8 Roadster : Coup de foudre estival

03/05/2018

L’i8 coupé avait déjà ses adorateurs. Mais en enlevant le haut pour devenir un roadster, la fantasmagorique sportive hybride rechargeable de BMW fait encore plus monter le désir…

On a coutume de dire que l’été est la saison des amours. Eh bien, on peut d’ores et déjà vous prédire, en juillet ou en aout prochain, que vous allez avoir envie de succomber à la tentation. Une seule condition : avoir la chance de croiser, sur la Riviera ou ailleurs, l’i8 Roadster. Au coup de crayon déjà sublime du coupé, qui vient d’ailleurs d’être très légèrement retouché pour lui ressembler, le roadster ajoute une dose supplémentaire de sex-appeal en enlevant le haut grâce à une capote en toile qui s’efface électriquement en une quinzaine de secondes, y compris en roulant jusqu’à 50 km/h. Plus fluide, plus racée, la robe du roadster i8 donne plus encore l’impression d’avoir affaire à un concept-car, sensation confortée par ses spectaculaires portières qui proposent, comme celles du coupé, un joli ballet oscillant entre élytre et papillon.

Le coup de la panne s'éloigne

Les fesses d’abord, les jambes ensuite : prendre place à bord comme dans un bolide de course renforce encore la sensation d’avoir affaire à une voiture à part. Mais c’est en démarrant que l’on en mesure toute la dimension exclusive. Dans un silence de cathédrale, le moteur électrique entraînant le train avant (où il est logé) permet, jusqu’à 120 km/h, de rouler en écoutant, cheveux au vent, les gazouillis des oiseaux. Grâce à une batterie lithium-ion à la capacité augmentée (11,4 kWh dont 9,4 utiles contre 7,1 kWh et 5,1 utiles pour le coupé avant le restylage), on peut même en profiter plus longtemps, avec, selon BMW, une autonomie qui passe de 37 à 53 km. Mais si l’i8 roadster est une des rares automobiles à offrir ce genre de sensations, elle a un autre avantage. Elle ne peut pas, contrairement aux 100% électrique, vous faire le coup de la panne.

La console centrale est toujours clairement orientée vers le conducteur.© BMW

À l’arrière, en position centrale, la belle munichoise reprend en effet, comme le coupé, le trois-cylindres maison 1.5 turbo de 231 ch, mécanique désormais dotée d’un filtre à particules et dont le rôle reste double. Le premier, c’est de travailler main dans la main en mode hybride avec le bloc électrique avant, faisant de l’i8 une GT quatre roues motrices offrant un haut niveau de performances, avec une puissance cumulée de 374 ch, soit 12 de plus qu’auparavant grâce une augmentation de la puissance en crête du moteur électrique. Le second rôle du trois-cylindres, c’est d’offrir des sensations auditives plus communes, mais néanmoins indispensables pour tout amoureux de la voiture de sport, par sa sonorité évoquant, à certains égards, le six-cylindres à plat d’une Porsche 911.

Une incitation à rouler cool

D’ailleurs en basculant le levier de vitesse sur "S", l’i8 n’est pas loin d’être une grosse usine à sensations avec une direction plus lourde, un amortissement piloté plus ferme et des vocalises mécaniques plus présentes. Sachant que ce mode permet aussi de recharger la batterie (on peut aussi préserver son autonomie en mode AutoSave). Reste que si ce programme Sport permet de faire mumuse, l’i8 invite paradoxalement à rouler cool. Malgré un travail opéré sur le châssis, avec notamment des réglages revus et une barre antiroulis arrière plus raide, ce roadster finit en effet, en virage serré et à bon rythme, par élargir du nez la trajectoire comme le coupé.

Jusqu'à 120 km/h, l'i8 Roadster permet de rouler dans un silence de cathédrale en écoutant, cheveux au vent, les gazouillis des oiseaux.© BMW

Un petit défaut que l’on ne peut pas vraiment mettre sur le compte du poids. Grâce à la cellule monocoque fabriquée en plastique renforcée de fibre de carbone qui repose sur un sous-ensemble en aluminium, le roadster allemand est certes lourd (60 kg de plus que le coupé) mais on connaît des sportives qui dépassent largement ses 1595 kg annoncés. D’autant que la répartition des masses entre les essieux (49% devant, 51% derrière) est du genre équilibrée. La vraie raison pour laquelle l’i8 invite à prendre son temps, c’est qu’elle est une GT à part, à la fois confortable pour les reins et reposante pour les oreilles, qui permet de goûter à des sensations inédites et uniques dans le monde de l’automobile d’exception. Mais si l’envie vous prend de convoler avec elle, la dot n’est hélas pas à la portée de tout le monde. Affiché à 156 950 € (prix mai 2018), soit 15 000 € de plus que le coupé, cette belle allemande restera, pour le commun des mortels, un fantasme.

 

 

Fiches techniques

Appellation commerciale

BMW i8 Roadster

Moteur

3-cylindres en ligne, Hybride, 12 S, 1499 cm3

Puissance

374 ch

Transmission

4x4

Type de boîte

Automatique

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